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Biennale de Lyon 2011

La 11e Biennale d’art contemporain de Lyon aura lieu du 15 septembre au 31 décembre 2011. Quelques informations utiles sur cet événement datant de 20 ans déjà.

La première édition de la Biennale de Lyon a eu lieu en 1991, autour du thème « L’amour de l’art ».  Depuis, les sujets de réflexion se succèdent et on a vu des problématiques telles que « L’Autre », « C’est arrivé demain » ou encore « Le spectacle du quotidien »…

Comme l’explique le site officiel de la Biennale, « le directeur artistique propose au commissaire une « problématique »[…]  Ensuite, le commissaire a carte blanche pour élaborer son propre projet. » Edition après édition, se construisent des expositions thématiques qui proposent un regard sur « l’art et le monde ».

La Biennale de Lyon 2011 est conçue par la commissaire indépendante argentine Victoria Noorthoorn . Au mois d’avril, elle parlait en ces termes de son projet : « J’ai voyagé et fait en sorte que cette exposition parle tout à la fois de l’incertitude du présent et de son proche avenir, qu’elle parle de la condition de l’artiste et de l’absolue nécessité de l’art, tout en restant ouverte au doute, à la contradiction et à la perplexité, au changement et au mouvement. » ( Source : Evene )

Le thème choisi cette année adopte la forme d’une oxymore, alliance de deux termes apriori incompatibles : « Une terrible beauté est née ».

Cette 11e Biennale d’art contemporain de Lyon aura lieu du 15 septembre au 31 décembre et réunira 70 artistes du monde entier. Pour l’occasion, quatre lieux seront occupés : La Sucrière, la Fondation Bullukian, le Musée d’art contemporain de Lyon et l’Usine T.A.S.E.

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L’agence Creads et la création participative

Le web 2.0 rend possible la création  crowdsourcée, dans les milieux de l’art comme de la pub. C’est ainsi qu’on voit apparaître des structures comme Creads, agence de création participative. Julien Mechin, le co-fondateur de Creads, répond à quelques questions pour les lecteurs de artsetpub.com.

Selon vous, quel est l’apport du crowdsourcing à la création publicitaire ?

Julien MECHIN : Contrairement à une agence traditionnelle, Creads met à profit le talent de milliers de designers-graphistes au service de ses clients, par le biais de concours de création en ligne. Ces créatifs sont pour la plupart des freelances mais on compte aussi parmi notre communauté des amateurs, passionnés de graphisme. Pour un brief de création de nom par exemple, nous garantissons une centaine de propositions à notre client en quelques jours !

Est-ce que ce système incite les internautes à promouvoir sur le web les projets de vos clients ?

J.M. : Non pas forcément. Cependant, des clients peuvent nous demander de relayer l’information comme c’est le cas en ce moment, pour un le naming d’un centre commercial. Un directeur d’établissements E.Leclerc recherche le nom de sa future zone commerciale dans la région de l’Auvergne, et a fait appel à la communauté Creads pour cette création. Nous avons fait des RP pour solliciter les acteurs de cette région pour qu’ils participent à ce brainstorming géant. Résultats : presque 800 propositions de noms ont été déposées, c’est un vrai succès!

Il nous arrive aussi de proposer notre plateforme en marque blanche. Il s’agit de mettre notre technologie à disposition de nos clients sur un site dédié, où la marque Creads n’apparait plus. Il s’agit alors d’une véritable opération de communication virale.

Est-ce que vous avez une opinion personnelle sur la question des liens entre arts et publicité ?

J.M. : C’est une question très profonde. Je pense tout d’abord que la publicité dans son sens large utilise depuis ses origines les codes de l’art. Aujourd’hui, il y a quasiment confusion entre les deux mondes. Les publicitaires sont bien les artistes des temps modernes, et d’ailleurs, on trouve dans chaque agence des Directeurs de CREATION, des directeurs ARTISTIQUES, ou encore des responsables d’achats d’art. L’étymologie ne trompe pas !
J’imagine que le débat porte sur la « pureté » d’une création spontanée et désintéressée d’un artiste, à l’inverse du publicitaire. Il n’empêche que certaines pubs sont de véritables chefs-d’œuvre, et finalement chacun reste libre d’apprécier ou non s’il s’agit de pub ou d’art.

Julien Mechin, Merci !

A près cet échange, je vous propose un petit focus sur un projet mené par l’agence Creads : Le logo de MandArt’In Home

Le e-commerce MandArt’In Home a voulu un logo qui renvoie « au cocon du home sweet home ». Le nom « MandArt’In Home » est un jeu de mots qui nous dit « maison mandarine ». Ce fruit n’est pas choisi à la légère, mais pour l’analogie entre le fait de l’éplucher, et la patience que requiert la quête d’un objet d’art ou de déco. Par ailleurs, « MandArt’In Home », c’est aussi « l’Art In Home » pour « l’Art dans la maison ». Enfin, le client souhaite un logo qui sache « mêler habilement peinture, art et décoration ».

C’est un projet qui me semble nativement voué à la création de liens subtils entre l’art, la vie et la déco (façon Ben Vautier ?). Je vous invite à le découvrir plus en détails : http://goo.gl/RO9L0

Conclusion : La création publicitaire participative et les arts sont intrinsèquement liés !

La création publicitaire selon Creads permet à chacun d’être publicitaire d’un jour, mais offre aussi à une marque plusieurs centaines de regards sur son image. C’est l’un des atouts majeurs du crowdsourcing : il permet de diversifier les points de vue.

En s’intéressant au projet MandArt’In Home, on voit bien que la pub soulève des problématiques similaires à celles des arts. En l’occurrence : traduire des valeurs, créer du lien grâce à des jeux de mots, explorer une identité graphique… La création participative, c’est une manière moderne et ouverte d’explorer ces problématiques en publicité.

Enfin je ne résiste pas à l’envie de citer à nouveau Julien Mechin, qui nous dit plus haut que les publicitaires sont des « artistes des temps modernes ». Tout à fait d’accord!


Photo, zoom et perspective

Si vous prenez souvent des photos de vous-même à bout de bras ou encore des photos d’amis ou d’objets en gros plan, vous avez sans doute remarqué sur vos images un premier plan très agrandi. Quelques explications à propos de cet effet qu’on trouve sur toutes nos photos de vacances !

Prendre une photographie cadrée de près avec un premier plan sur-dimensionné peut être intéressant, mais ça n’est pas obligatoire. Si vous voulez éviter cette « déformation », il suffit de reculer l’appareil photo et de zoomer. Vous pouvez alors cadrer votre sujet en gros plan sans lui déformer le visage (cela évite notamment les nez exagérément grands :-)).

Pour illustrer, voici deux photos d’une même voiture miniature :

– À gauche, la photo est prise sans zoom, de très près.

– À droite, la photo est prise avec utilisation du zoom, mais de moins près.

À aucun moment la voiture n’a été déplacée et dans les deux cas elle occupe tout l’espace du cadre de la photo. On a simplement deux perspectives totalement différentes.

La brochette d’artistes d’une pub Mercedes

Sur le site de culture pub, on peut visionner une publicité pour Mercedes Benz dans laquelle apparaissent des artistes de différentes époques. Je vous propose ci-dessous une comparaison de leurs apparitions dans la pub et de leurs portraits trouvés sur le net. (Google est mon ami).

J’ai particulièrement apprécié les anecdotes suivantes :

– Andy Warhol pose devant une série de portières, en référence à ses sérigraphies.

– Van Gogh tend l’oreille pour écouter la musique diffusée dans la voiture. En voyant cela, on se rappelle bien sûr son autoportrait à l’oreille coupée.

Si vous en voyez d’autres, faites-moi signe !

Tirer le meilleur parti d’une caméra mobile

« La Poursuite » est un film tourné avec un téléphone mobile par le caméraman-monteur-réalisateur Franck Ceroni. Il a obtenu le prix de la meilleure mise en scène au Mobile Film Festival en 2010. C’est un court-métrage qui dure une minute, comme l’exige le règlement du festival. Il tire brillamment parti des caractéristiques de l’image mobile.

Les personnages de l’histoire sont à l’échelle de la caméra

La scène montre une course-poursuite en voiture, filmée en plan-séquence avec un téléphone portable. Les personnages et véhicules qu’on y voit sont des jouets. C’est une façon de tenir compte des caractéristiques de la caméra. « Ça va assez bien, de filmer des petits personnages en Playmobil, parce que finalement ils sont presque à l’échelle de l’optique du mobile…c’est complètement cohérent », explique le réalisateur.

Le style de l’image correspond au stéréotype des vidéos amateur

Les mouvements de caméra sont rapides et difficiles à suivre : tout semble filmé par une personne elle-même lancée dans la poursuite. C’est dû à la technique de prise de vue choisie par l’auteur : « Je n’ai pas pu cadrer. J’ai collé mon téléphone portable sur des patins à roulette […] mais je ne savais pas ce que je filmais. »

Les films tournés sur téléphone mobile portent certains stéréotypes, notamment l’idée selon laquelle vidéo mobile = vidéo floue et mal cadrée. Dans « La Poursuite », Ceroni met ce stéréotype de l’image amateur au service de la narration. L’instabilité de l’image ajoute une sensation d’urgence, nous fait comprendre l’importance de la fuite.

La caméra miniature joue avec le langage cinématographique

« Je voulais rendre hommage aux courses poursuites du cinéma », explique l’auteur. C’est pourquoi il place dans son film plusieurs stéréotypes du genre : « la maman avec son landau qui traverse, les gens sur le trottoir et qui crient, qu’on manque de renverser, un hélicoptère qui arrive par là et qui pourchasse la voiture, les voitures en contre sens… » « J’ai joué sur tout un tas de codes que les gens connaissent et identifient facilement ».

À la fin de la séquence, après un accident fracassant, la porte de la voiture s’ouvre et un jeune garçon en sort. Cette transition astucieuse entre les jouets et l’acteur vivant agit comme un clin d’œil fait au spectateur. Du début à la fin, Ceroni s’amuse avec la grammaire du cinéma et il le revendique.

Source citations : Franck Ceroni, entretien téléphonique, juin 2010.

Danone et Carrefour font appel aux blogueurs pour les Restos du Coeur

Cette année et pour la troisième fois, Carrefour et Danone sont partenaires des Restos du Coeur. Les groupes interviennent ponctuellement pour la collecte de denrées alimentaires, mais aussi toute l’année pour plus d’efficacité.

Un engagement à plusieurs niveaux

Les 4 et 5 mars 2011, des salariés de Danone et Carrefour participent aux collectes de denrées alimentaires pour les Restos du Cœur. En 2010, ils étaient déjà 3000 à avoir rejoint les bénévoles des Restos.

Du 16 au 22 Mars, les deux groupes financent des repas : pour quatre produits Danone (en promotion) achetés chez Carrefour ou Carrefour Market, un repas est offert aux Restos du Coeur.

Enfin, Carrefour et Danone s’engagent de manière durable. Ils mettent leurs compétences au service des Restos du Coeur, notamment en ressources humaines, informatique, logistique et nutrition infantile.

Les blogueurs sont sollicités

Les partenaires s’appuient également sur la blogosphère pour augmenter le nombre de repas offerts. Le système est simple : pour chaque article publié à propos des Restos du Coeur, Danone et Carrefour offrent dix repas. Une fois le billet en ligne, il suffit d’envoyer son Url par mail à blogueurs@restosducoeur.org.

L’idée paraît excellente car très facile à mettre en œuvre et gagnante pour tous. Le blogueur donne un peu de son temps, tout en sachant qu’il contribue à offrir des repas. De leur côté, les partenaires gagnent en visibilité et augmentent le nombre de dons. Une formule qui, on l’espère, montrera son efficacité sur le terrain !

Nb : Plus d’informations sur Les Pieds Sur Terre et c-solidaire.fr ou sur twitter @restosducoeur et @lespiedsurterre.

Google Street Art View, musée numérique de l’art urbain

Google et Red Bull s’associent pour créer une galerie répertoriant les œuvres de Street Art du monde entier. Ainsi nait streetartview.com, un site qui permet de visionner des œuvres déjà identifiées et d’en localiser de nouvelles. Il utilise pour cela les prises de vue du service Google Street View.

Streetartview.com est un projet participatif

Pour ajouter une œuvre à la base de données, il suffit de cliquer sur « Add a location ». Le site indique en bleu les zones pour lesquelles les images de Google Street View sont disponibles. Il suffit alors d’explorer la rue dans laquelle se trouve l’œuvre et de sélectionner un angle de vue de bonne qualité.  On clique « submit », on remplit un court formulaire pour décrire l’œuvre et on valide. C’est un système simple et pratique, qui permet à chacun de contribuer.

Un système de contribution qui a ses limites

Puisque l’objectif est de présenter le street art du monde entier, on peut regretter les limites du système de contribution proposé. De nombreuses zones sont inaccessibles pour Google Street View et certaines prises de vue sont anciennes.

Il serait intéressant de pouvoir publier sur ce site des photos personnelles géolocalisées via une application mobile. On découvre souvent des graffitis par hasard (difficile d’en retrouver l’adresse exacte par après) et dans des endroits peu accessibles. Par exemple, j’ai pris la photo ci-contre à Venise, sur une colonne près de la place Saint Marc. Ce dessin m’a séduite et j’aurais aimé le partager sur la carte de streetartview.com.

Ce lundi, le site de webjournalisme owni.fr publiait un article sur les photos au musée, disant notamment que « la photo est […] la preuve de l’accueil d’une œuvre au sein du patrimoine privé de chacun, la signature de l’appropriation. » Si l’appropriation de l’art par les foules est l’un des buts de ce musée numérique, il semble dommage d’exclure la publication des photos d’utilisateurs.

L’interactivité, le marketing et les arts

L’interactivité est une notion commune aux univers de l’art et de la pub. Cette mindmap met en relation quelques projets de l’un et l’autre domaine, qui recourent à différents degrés d’interactivité pour impliquer le public dans une relation avec l’œuvre ou la marque.

Dans certains cas la frontière entre l’objet d’art et l’objet marketing est fine (et gagne à être discutée), la distinction faite entre les deux sur ce schéma vise à pointer du doigt leurs ressemblances plus que leurs différences.

Cliquez pour agrandir



Pour plus d’info sur ces différents projets : Faits divers paranormaux, Pulse Room, The Secret is Out There (Coca Cola), Eyeka, Ta pub Orangina, The Johnny Cash Project, TXTual Healing, The Wilderness Downtown, A hunter shoots a bear, Virtual Zippo Application

Une très bonne année 2011 !

Pour bien démarrer l’année, voici une photo de David Honegger, chanteur de talent dans le groupe et graphiste.

Édit : David Honegger vient de démarrer un blog, dans lequel il explique justement la démarche associée à son travail de photo.

[…] je me promène souvent avec mon appareil photo à la recherche de nouvelles idées, et ce que j’ai trouvé de plus intéressant jusqu’à maintenant est cet effet de lévitation. Je tente de détacher mon corps du sol afin de lui donner plus de légèreté et de souplesse à la manière (exagérée) d’un Yogi. Pourtant je ne cherche pas à fuir le sol, je veux juste être présent et ne faire qu’un, à travers le cadre de la photographie, avec mon environnement.[…]

Cadavre Exquis par Tim Burton

Depuis le 22 novembre, Tim Burton se sert de Twitter pour réaliser un Cadavre Exquis à grande échelle. C’est simple et logique, mais il fallait y penser.

Qu’est-ce qu’un Cadavre Exquis ?

Le cadavre exquis est une expérience inventée au début du XXe siècle par les artistes Surréalistes. L’objectif est d’écrire ou dessiner à plusieurs. Chacun contribue à son tour à la construction de l’œuvre sans voir ce qui a été réalisé auparavant.

Le résultat est toujours imprévisible, parfois drôle, poétique ou encore inquiétant.

Qu’est-ce que Twitter ?

Twitter est un outil de publication en ligne qui permet d’écrire des messages de 140 caractères maximum. Le service est communément utilisé pour se tenir informé des actualités les plus récentes d’un ou plusieurs domaines d’intérêt, ainsi que pour communiquer des informations ou idées que l’on juge intéressantes pour ses abonnés.

Un détournement pertinent de Twitter, qui permet de renouveler le genre du cadavre exquis.

Moi qui trouve dépassée la séparation des genres…  me suis tout de même laissée surprendre par ce détournement du commun usage de Twitter. Le service est pourtant très adapté à la création d’un cadavre exquis contemporain. Pourquoi ?

1) Twitter permet sans problème de créer un texte à plusieurs : il suffit de s’accorder sur un mot-clé (« hashtag » pour les habitués du service) qui serve à trier et réunir tous les messages participant de l’œuvre. Burton a choisi #BurtonStory.

2) Puisque le service twitter est en ligne, il permet d’ajouter au principe du cadavre exquis la multitude des participants. On pourrait donc parler d’un « Massively Multiplayer Exquisite Corpse » (Cadavre Exquis Massivement Multijoueurs). Tim Burton a mis en branle une œuvre d’art participative implantée sur un média social, un cadavre exquis crowdsourcé.