Skip to content

Takashi Murakami à Versailles

5 octobre 2010

À partir du 14 septembre 2010, Takashi Murakami expose ses œuvres à Versailles. Cette association de deux univers fait débat, comme lorsque Jeff Koons avait investi le château. Pourtant, une démarche artistique cohérente et réfléchie est à l’origine du projet.

Le travail de Murakami est fortement lié au Japon

Takashi Murakami est peintre et sculpteur. Ses œuvres pointent du doigt les excès de la société japonaise, et s’inspirent largement de la culture manga et otaku. Dans un reportage du site web Figaro madame, il explique : « La société japonaise est immature, je lui présente son reflet absurde et dérisoire.»

Murakami est à l’origine du mouvement artistique Superflat, c’est-à-dire «super plat». Ce terme fait notamment référence à la disparition de barrières entre les genres au Japon. Les arts graphiques, la culture pub et les beaux-arts s’y confondent bien plus qu’en Europe.

Pourtant, une telle exposition ne serait pas tolérée dans un palais impérial japonais, l’artiste l’admet volontiers. «J’admire la faculté de la France à vouloir toujours se renouveler», dit-il au Figaro.fr. « À partir de rien, elle a bâti le château de Versailles. Républicaine, elle a transformé ce lieu. Contemporaine, elle y met de l’art contemporain. Quel cou­rage ! »

Un château de Versailles imaginaire confronté à la réalité

Sur le site web du château de Versailles, on peut lire une interview de Murakami.  Selon lui, « il est probable que le Versailles de [son] imagination corresponde à une exagération et à une transformation de [son] esprit, jusqu’au point d’être devenu une sorte de monde irréel à part entière ». En effet, l’artiste avait découvert le château grâce au célèbre manga « La Rose de Versailles« , avant de le visiter. L’un des enjeux artistiques de cette exposition est de confronter rêve et réalité.

Versailles et Murakami ont en commun une culture de l’excès

De manière totalement anachronique, il y a des points communs entre l’univers Versaillais et celui de Murakami. Ses œuvres sont porteuses d’une culture du consumérisme et de l’excès. Or, qu’est-ce que Versailles, sinon le symbole du faste et de l’excès à la française?

L’artiste a réussi à créer une cohérence plastique entre un monument du XVIIe siècle et ses œuvres. Les deux univers partagent une esthétique baroque : tout est exagération, surcharge des couleurs et de la décoration.

Petit édit du 21 juin 2011 : Google affiche aujourd’hui, pour fêter le début de l’été, un Doodle créé par Monsieur Murakami ! L’art et le web font bon ménage, je trouve🙂

From → Artistes, Arts et pub

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s