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Barbie Foot, de Chloé Ruchon

13 août 2010

L’oeuvre

Cet objet réunit deux univers que tout oppose, le baby-foot et la Barbie. Grâce à un jeu de mots qui s’est matérialisé, le Barbie-Foot est né.

L’artiste

Chloé Ruchon est diplômée des Arts Décoratifs de Strasbourg. « Les Arts Déco, ce n’est pas une école de design industriel,  c’est une approche artistique du design, portée sur l’objet de petite série », explique-t-elle.  Aujourd’hui, elle porte deux casquettes : designer et artiste.

Le rapport oeuvre/marques

Quel rôle ont joué Mattel et Bonzini dans la réalisation de l’oeuvre ? Tout d’abord, les marques autorisent l’artiste à se servir de leurs images respectives.

Dans un deuxième temps, l’une et l’autre marques participent à la fabrication du  meuble. Ainsi, le projet de Chloé Ruchon bénéficie de l’expertise de Bonzini pour la fabrication du baby-foot. « Bonzini fabrique le meuble gratuitement et se rembourse sur le prix de la vente ». Le fabriquant a d’ailleurs offert gracieusement le premier prototype. Par ailleurs, Mattel offre les Barbies, que Chloé Ruchon modifie et livre à Bonzini pour le montage.

La participation des  marques apporte plus qu’un soutien technique. L’artiste-designer aurait pu construire le meuble elle-même, mais il lui a semblé « plus intéressant d’utiliser des marques fortes. » En effet, son objet créé un dialogue entre l’univers rose bonbon des petites filles qui jouent avec Barbie, et celui, plus masculin, du baby-foot. Au premier regard, on comprend quelle confrontation est en jeu, et c’est certainement dû à la force des marques en question.

Oeuvre d’art ou objet utile ?

Ce travail est « l’aboutissement d’une réflexion sur le détournement », explique Chloé Ruchon. Il hérite donc de la question « qu’est-ce que l’art ? », soulevée par Marcel Duchamp, le premier à faire oeuvre d’un objet détourné. Chloé Ruchon, en créant une oeuvre qui peut être utilisée comme objet de loisir, laisse à son acquéreur la liberté d’en interpréter le statut : art, design, ou les deux.

Notons tout de même que Barbie Foot est un objet à tirage limité. Rien à voir, donc, avec le design industriel. Il porte un sens, et des questionnements autres que pratiques, notamment sur le statut de la femme, qui est ici littéralement  femme-objet.

Source images : CHLOÉ RUCHON, Barbie Foot.

From → Artistes, Arts et pub

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