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Blog fermé

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Après le dessin du corps humain, l’Aïkido en photos

Le dessin du corps humain est une pratique dans laquelle je me pose très souvent la question du rapport à mon propre corps, notamment selon la taille du support choisi. Comment suis-je investie lorsque je dessine un modèle ? A l’échelle de mon poignet, de mon bras ou de mon corps tout entier ? Dans l’Aikido par contre, c’est tout le corps qui est investi, de gré ou de force… Il est difficile de faire dans la demi-mesure.

C’est donc une sensation très étrange que de passer du côté de l’observateur, de photographier les pratiquants sans participer. Un ressenti assez similaire à celui de la pratique du dessin, qui provoque une tension vers le modèle sans pour autant me permettre de faire partie du tableau.

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Aikido

Photos réalisées lors des cours de l’association « Dojo Aïkikaï de Colmar », le 8 novembre 2014 au dojo Busen de Lapoutroie. Merci à Didier Hatton Senseï et Sadek Khettab Senseï d’avoir accepté avec bienveillance la présence de l’appareil !

A propos d’Aïkido :

– Page Facebook du Dojo Aïkikaï de Colmar et blog l’Encre Jetée (voyages et arts martiaux).

– Site internet de l’Aïkikaï de Strasbourg

Sarkis à la chapelle du château d’Angers

Sarkis à AngersL’artiste Sarkis a investi la chapelle du château d’Angers avec un monumental échafaudage doré à la feuille. Une œuvre conceptuelle, mais aussi dotée d’une incontestable dimension esthétique, intitulée « Passages croisés en or »

Côté conceptuel, cette installation mérite d’être éclairée de quelques explications. Un panneau installé sur place nous indique son titre et des pistes pour comprendre le travail de l’artiste.

L’œuvre créée par Sarkis pour la chapelle du château d’Angers […] Illustre la double nature, conceptuelle et concrète, de toute action artistique, […]

Jusqu’ici, on comprend bien le raisonnement proposé : l’œuvre est à la fois conceptuelle et concrète. D’une part, elle est là pour faire passer un message : elle est porteuse d’un sens et d’un concept ; et d’autre part, c’est un objet très concret qui s’impose physiquement au visiteur par sa présence démesurée.

La suite du panneau explicatif précise le sens de la dimension conceptuelle de l’œuvre. Ici commence un travail d’interprétation :

L’échafaudage sublimé par un habillage en or résume avec subtilité une nouvelle théorie platonicienne des formes intelligibles.

Le symbole de l’échafaudage

Pour expliquer le sens de cet objet, je me réfère au mot « Echelle », dans le dictionnaire critique d’iconographie occidentale. L’échelle est en général le symbole d’un lien entre le monde des vivants et celui des morts, permettant une ascension vers le Ciel aussi bien qu’une descente aux Enfers.

Echafaudage de SarkisOr, l’échafaudage peut être envisagé comme une échelle à trois dimensions. Le même dictionnaire précise que « Chez Platon, nous trouvons le principe des trois voies [de la réunion de l’âme à son origine divine] : la purgation, l’illumination et l’union ».

Dans d’autres contextes, « l’échelle a été choisie comme symbole du progrès dans la connaissance. Tel est le cas de nombreuses représentations de la philosophie […], personnifiée par une femme qui tient une échelle contre sa poitrine […]. »

Or, dans la théorie platonicienne, le monde des Idées (ou Ciel, divin, monde intelligible…) est accessible aux humains grâce à la philosophie.

Mon interprétation : cet échafaudage pourrait symboliser la philosophie selon Platon, chemin en trois étapes vers l’accession au divin.

Cette phrase explicative est proposée avec l’œuvre dans la chapelle du château :

l’armature monumentale vise aussi à resacraliser l’espace

En effet, la chapelle n’ayant plus aujourd’hui de fonction religieuse, elle retrouve grâce à l’artiste son rôle de lien entre l’humain et le divin.

 

« Une nouvelle théorie platonicienne des formes intelligibles »

La théorie des formes intelligibles est résumée par Platon sous la forme d’une allégorie, l’allégorie de la caverne. Platon envisage notre monde terrestre comme le reflet du monde des Idées, ou « formes intelligibles ». L’être humain, dans cette allégorie, serait prisonnier d’une caverne, contraint à ne voir sur le mur de celle-ci que les ombres des objets qui peuplent le « vrai » monde, le monde des Idées.

On peut donc se demander quel rôle joue l’échafaudage de Sarkis dans ce scénario : est-il un échafaudage du monde des humains, ou plutôt l’Échafaudage du monde des formes intelligibles, modèle de tous ceux qui peuplent notre monde imparfait ?

 

Une œuvre qui donne à réfléchir

Enfin, je vous propose à la volée quelques thèmes de réflexion que l’on pourrait développer autour de cette œuvre : le nombre d’or, les autres symboles associés à la notion de « passage » (arc-en-ciel, pont…), les symboles associés à l’architecture d’un édifice religieux, les bâtisseurs d’église, l’utilisation de l’or dans l’iconographie religieuse…

Et vous, à quoi vous fait penser cette étonnante installation ?

Télécharger le communiqué de presse de l’exposition

La Marmite d’Amandine, un blog de cuisine participatif

blog cuisine Amandine Honegger

Amandine Honegger, photographe spécialisée notamment dans le culinaire, lance un blog de cuisine participatif : « La Marmite d’Amandine« . En plus de publier des recettes alléchantes et simples à réaliser, accompagnées de superbes images, elle propose surtout de réaliser des photos de vos recettes à vous, lecteurs.

Une belle occasion de voir une pro réaliser un stylisme, une mise en lumière et en image, à partir de votre plat préféré. Et même si à la maison, il ne ressemble pas toujours à une assiette de restaurant…

Pour envoyer votre recette, écrivez-lui à l’adresse suivante : lamarmitedamandine@gmail.com

Coup de coeur pour l’appli « Cinemagram »

Je viens de découvrir Cinémagram, une application qui permet d’exploiter la vidéo de manière (pour l’instant) originale.

Capturez quelques secondes de vidéo, puis sélectionnez-en un extrait. La première image de la séquence est alors transformée en photographie. Vous avez ensuite la possibilité de choisir quelle(s) zone(s) de l’image sera animée

Un exemple ci-dessous avec mon chat qui apparaît curieusement immobile alors que sa queue se promène🙂

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Created with cinemagr.am

Le site internet de l’appli Cinémagram propose un exemple que j’adore : un groupe de personnes posant pour une photo, dont on n’a animé que les ombres. Effet surréaliste garanti !

Le mouvement que vous filmez va donc se jouer en boucle. Vous pouvez sélectionner l’option « inverser », comme ci-dessous pour montrer le verre qui se vide, puis se remplit à nouveau, etc.

cinemagr.am

Created with cinemagr.am

Cinémagram permet d’appliquer un choix de filtres à votre prise de vue, sur le modèle d’instagram en photographie. Cela ajoute une charmante teinte rétro à vos créations.

Ce mélange d’image fixe et mobile permet de prendre toutes sortes de libertés avec le réel, et promet de belles créations à venir. N’hésitez pas à me faire partager vos créations ou découvertes sur Cinémagram ! Il y a plein de jolies choses à inventer avec cet outil🙂

Je vous fais partager mon petit préféré de ce matin, publié par un monsieur « Félix Bonnet »

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Created with cinemagr.am

Et aussi mon expérience Cinémagram de ce soir :

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Created with cinemagr.am

Le transmédia banalisera-t-il les jeux de rôles ?

Le jeu de rôles « sur table » est un loisir peu ou mal connu. Le principe :  réunir des joueurs autour d’un Maître du Jeu, lesquels vont s’appuyer sur un scénario, un livre de règles, le lancer de dés et leur imagination pour dérouler et faire vivre une histoire, le temps de quelques heures.

Le jeu de rôles est-il transmédia ?

Le jeu de rôles sur table, a priori, n’est pas transmédia. Le principe consiste à se retrouver autour d’une table pour jouer entre amis.  Cependant, il peut assez rapidement le devenir : dans la mesure où les joueurs sont eux-mêmes utilisateurs de divers média et moyens de communication, il arrive que des échanges se fassent entre deux parties. Envois de sms, échanges sur un forum privé, page facebook dédiée… Il est tout à fait possible de prolonger le jeu grâce aux mêmes supports qu’utilisent les fictions transmédia.

L’interactivité, la fiction totale et le rapport au réel

Ce qui est fascinant dans le jeu de rôles, c’est la possibilité de véritablement changer le cours de l’histoire. Le Maître du Jeu décrit une situation ainsi que les issues possibles, et les joueurs font des choix. Mais le MJ de talent se reconnaît à une capacité d’improvisation développée : ses joueurs lui proposent des solutions alternatives, des idées et des angles qu’il n’avait pas envisagés ? Il est capable de les intégrer en temps réel à sa trame scénaristique. En tant que joueur, il est particulièrement grisant de pouvoir ainsi infléchir le cours de l’histoire. Contrairement au gamer de jeu vidéo, le rôliste n’est pas limité aux situations anticipées par les game designers.

C’est cette interactivité dans la construction de la narration que les fictions transmédia développent, en multipliant les supports et donc les modalités d’échange avec le joueur. En allant notamment vers le principe de Fiction Totale, tel qu’en parle par exemple Eric Viennot sur son blog. Il cite l’exemple du programme In Mémoriam, dans lequel « les différents médias se répondent et s’enrichissent les uns les autres. Ils génèrent au sein du système de jeu une unité narrative et surtout un continuum d’expérience indispensable pour brouiller les pistes entre la fiction et la réalité ».

Ce principe de fiction totale me semble d’ailleurs issu du principe wagnérien d’oeuvre d’art totale : « L’œuvre d’art totale, ou Gesamtkunstwerk, est animée par une volonté totalisante qui se réalise à travers l’union des arts dans le désir de refléter l’unité de la vie. » (Institut National d’Histoire de l’Art). Une idée du XIXe siècle… rien de si nouveau finalement.

La fiction transmedia et le jeu de rôles

Puisque la fiction transmédia se propose d’être plus interactive, de vulgariser le brouillage de pistes entre l’histoire et le réel, il me semble que celle-ci a les moyens de faire comprendre mieux le jeu de rôles. En effet, ce qui effraye les non-rôlistes, c’est souvent l’implication du joueur dans son personnage. Faire une place à la fiction dans le quotidien du grand public rendra peut-être le principe du jeu de rôles moins marginal.

La différence majeure qui m’apparaît entre jeu de rôles et fiction transmédia, c’est leur échelle. La fiction transmédia est écrite pour un public vaste (en comparaison du JdR et de son scénario écrit pour trois à dix joueurs en moyenne), et répond à des dynamiques de jeu qui conviennent à cette large audience. Le jeu de rôles sur tables au contraire, prend vie dans l’intimité d’un échange entre amis. Les règles, la trame scénaristique, les moments forts peuvent fluctuer selon les humeurs des uns et des autres, et prendre des cours imprévisibles. Sur ce point, je crains que la fiction transmédia ne puisse pas rejoindre le JdR : en tant que produit marketing, elle doit toucher simultanément le plus grand nombre, conserver une cohérence éditoriale, bref… suivre des règles.

Exposition d’enluminures aux archives départementales de Maine-et-Loire

Du 17 octobre 2011 au 24 février 2012, les archives départementales de Maine-et-Loire exposent de merveilleux livres enluminés, dessinés, peints.

La puissance des seigneurs d’Anjou et des établissements religieux au Moyen-Âge ont permis au Département de conserver une collection de manuscrits particulièrement riche.

L’exposition présente par exemple des cartulaires du XIIe siècle, documents qui proviennent généralement d’institutions religieuses, ou même des bulles pontificales.

Le reportage accessible ci-dessous en offre un aperçu à ceux qui vivent un peu trop loin pour se rendre sur place🙂 … Ou peut-être leur donnera envie de prendre des vacances dans le coin ?

Reportage Exposition Décors et enluminures

Moment iconoclaste à la déchetterie

La Biennale de Venise 2011

La Biennale de Venise se veut à l’avant garde de la création artistique. Créée en 1895 sous la forme d’une Exposition Internationale d’Art, elle a progressivement intégré les arts du cinéma, de la musique, de l’architecture, du théâtre et de la danse à sa programmation.

Agenda de la Biennale de Venise 2011

Exposition Internationale d’Art : du 4 juin au 27 novembre – Festival International du Film : du 31 août au 10 septembre. Festival International de la Musique Contemporaine : du 24 septembre au 1er octobre. Festival International de Théâtre : du 10 au 16 octobre 2011.

L’Exposition Internationale d’Art de Venise 2011

Pour le volet « art contemporain » de la Biennale de Venise, c’est à la zurichoise Bice Curiger qu’on doit le programme. Elle est critique d’art, commissaire indépendante auprès du Kunsthaus de Zurich, cofondatrice de la revue Parkett et historienne de l’art.  

Le titre choisi cette année est ILLUMInations, pour réunir les notions de lumière et de nations. Une référence à la particularité de cette exposition, qui accueille des pavillons nationaux au sein d’une ville à la beauté peu commune. De plus, Bice Curiger exploite la présentation des œuvres par pays pour attirer l’attention sur la nature « fragile, précaire, hybride » de l’identité d’un artiste.

Cette Exposition Internationale d’Art comptera 82 artistes du monde entier. La France est représentée par plusieurs artistes, dont notamment Christian Boltanski. Notons également que Citroën cette année est mécène exclusif du pavillon français. #artsetpub

Digital storytelling, révolution en marche

Lecture, ou plutôt visionnage du jour, je vous propose quelques notes prises à l’écoute de cette conférence des Cross Vidéo Days: L’écriture numérique, révolution en marche (Session 3 – 15 juin 2011).

Le storytelling à l’ère digitale tire parti de la dimension interactive du web : on laisse aux internautes un espace pour commenter le contenu et on les implique à différents degrés dans la création de l’histoire. Par ailleurs, on multiplie les plateformes et les terminaux de diffusion, ce qui entraîne une délinéarisation de la narration et une multiplication des scénarios de navigation.

Marta Gomes (BeActive) nous parle d’un projet mené au Portugal, nommé Le journal de Sofia. Le public y a joué un rôle tout au long de la création de l’histoire, via des sondages notamment. En termes d’organisation, le scénario initial a été écrit avec certaines phases prévues pour être discutées et affinées avec l’audience.

Les supports choisis ont exigé des modes d’expression et formats adaptés : 10 minutes d’épisode télé, 5 minutes d’épisode web et 2 à 3 minutes d’épisode mobile, le tout selon le temps d’attention présumé de l’audience.


Alexander Knetig (Arte) raconte son expérience de la web-fiction Addicts : une enquête autour d’un casse à Bordeaux, à la suite duquel un enfant disparaît. Cette histoire a pris la forme d’une web série de 80 petits épisodes diffusés sur une période de un mois. Les acteurs ont été recrutés sur les lieux du tournage, parmi un public d’amateurs pour générer de la participation en ligne.

Il y a eu une forte fragmentation de la narration sur ce projet. Autour de la diffusion web des épisodes sont nés plusieurs sites en relation avec l’histoire. Alexander Knetig parle notamment d’un personnage de l’histoire, une voyante, pour laquelle a été créé un site de voyance façon années 90. Dans ces supports sur-mesure, les internautes pouvaient trouver des indices et avancer par eux-même dans l’enquête.

Sandrine Girbal (Happy Fannie) parle de Fanfan 2, une fiction littéraire interactive, et de Faits Divers Paranormaux, une série multiplateformes. Dans le cadre de ces projets dit-elle, les community managers sont « amenés à incarner des personnages de fiction comme dans un jeu de rôles, et à interagir avec le public », d’où l’importance du travail de l’équipe en étroite collaboration avec les auteurs. Dans le cas le Fanfan 2, l’auteur lui-même ( Alexandre Jardin ) a joué le jeu de l’échange avec les internautes via des profils de personnages créés sur Facebook et Twitter.

Chez Happy Fannie, les projets transmédia sont conçus en partenariat avec des game designers, des experts dans l’art de construire des mécaniques ludiques et de prévoir les possibilités d’interaction. Sur Faits Divers Paranormaux par exemple, l’équipe a proposé aux internautes de produire eux-même des textes et des photos dans le ton de la série. Ce projet notamment est allé loin dans l’interactivité, puisqu’il s’est achevé avec un Alternate Reality Game, une sorte de jeu de rôles grandeur nature en plein Paris.

Arnaud Dressen (Honky Tonk Films) parle de son expérience sur le web-documentaire Voyage au bout du charbon. La problématique de cette œuvre ? « Mettre l’internaute au centre du récit ». En mettant le public en position d’enquêteur, on l’implique dans le déroulement du scénario.

Toute la subtilité de cette écriture réside dans la nécessité de prévoir de multiples scénarios de navigation. Certains internautes souhaitent passer quelques minutes dans l’univers du web-doc, tandis que d’autres veulent approfondir la question. L’un des challenges du digital storytelling consiste à personnaliser le temps de visionnage.

Et vous, que retenez-vous de cette conférence ? http://www.crossvideodays.com/